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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 16:04

  non 003

 

 

le fameux sentier de la crousta, qui à partir de la fesse du haut, relie le Planay au col du petit Mont-Cenis, grimpe à travers une zone rocheuse et se trouve actuellement dans un tel état que par temps de neige ou de pluie, on hésite à y faire passer des troupeaux de vaches.

 l'expédition anglaise qui en 1959, voulut reconstituer le passage probable d'Annibal par la vallée du planay et le col clappier. parvenue au pied de la crousta l’expédition renonça à y engager son fameux Jumbo, craignant de le voir dévaler sur cette pente peu engageante. 
L’expérience fut toute fois retentée et réussi quelques années plus tard par une autre expédition et cette fois deux éléphants réussir à gravir la crousta. un peu plus tard encore une nouvelle entreprise réussi à faire passer quelques véhicules tout terrain jusqu’au col clappier ; mais de façon plutôt acrobatique.
de nos jours la crousta est évidemment infranchissable aux véhicules, mais on se souvient que cette voie à été en d’autre temps un axe important de transit.
sans remonter aux romains, il y a seulement deux siècles, ce sentier fut rendu carrossable dans les années 1809-1810. les ingénieurs de Napoléon vinrent chercher au plan de la vie, un peu en amont du planay, les bois nécessaires pour la charpente des toits de la caserne, de l’hospice et de l’église du grand mont-Cenis.
voulant éviter  le détour par Bramans et Lanslebourg, ils se mirent en devoir de faire monter directement par la crousta les lourdes pièces de mélèze. ils durent élargir le sentier, l’épauler par des murs de soutènement, (dont quelques-uns sont encore visible) et atténuer la pente par plusieurs tournants maintenant ensevelis sous les rochers et la végétation. par cette route des centaines de billes de mélèzes placées sur des chars spéciaux, furent tractées par de vigoureux chevaux jusqu’au coulour et de là descendirent facilement la plaine de savalin jusqu’au grand mont-Cenis
ce<< travail de romain>>accompli par les ingénieurs de Napoléon, les romains eux memes étaient bien capables de le faire. nous trouvons dans l’ouvrage de Charles Tenbérhi<<l’homme devant les Alpes>> la description des procédés de construction des voies romaine. la caractéristique ordinaire de la voie romaine était son revêtement constitué de dalles ou pierres plates plus ou mois larges, méthode employée en terrain plat. dés que la déclivité devenait forte, un autre procédé intervenait, on établissaient d’abord des fondations à laide de gros cailloux:  <<le statumen>>et les recouvraient d’une couche de cailloux plus petits:<<le rudus>>puis une couche de terre et de pierres:<< le nucleus>>. enfin une quatrième couche recouvrait le tout:<<la summa crousta>>,la croute supérieure, celle ci consistait en un empierrement de cailloux reliés entre eux par un mortier. c’est ce genre  de summa crousta qui due etre installé ici sur une largeur 2,80m. largeur constatée plus haut dans le vallon de savine et aussi versant italien,non loin de la petite plaine des lacs clappier. cette largeur correspond non pas à des grandes voies mais des petites voies carrossables des romains.   
et c’est ce nom de crousta, qui est resté à ce sentier, en patois on dit croustan et non crosta, comme on le trouve souvent écrit.
  
   d’après l’ouvrage du chanoine Joseph Favre (Bramans autrefois métropole)

 

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